Messeigneurs, Mesdames,
Chers compatriotes,
Il est des hommes dont il n’est point nécessaire d’attendre la mort pour qu’éclate en pleine lumière la noblesse de leur conduite, leur fidélité à eux-mêmes, leur opiniâtreté, leur rectitude. Non, Pierre Pujo, vous à qui je m’adresse à travers vos amis innombrables qui sont désormais les gardiens de votre esprit, nous n’avions pas besoin de ce chagrin dans lequel vous nous plongez aujourd’hui pour vous reconnaître comme ce que vous étiez, un grand homme.
“Etre grand, disait Shakespeare, c’est épouser une grande querelle”. Vous fûtes grand par cette querelle et vous le fûtes aussi par la constance avec laquelle vous l’avez servie depuis l’âge de quinze ans lorsque vous avez assisté à l’arrestation de votre père, Maurice Pujo, et que vous avez décidé ce jour là qu’un autre Pujo saisirait le flambeau. C’est de ce jour sans doute que vous êtes devenu un homme, au sens où un homme ne l’est vraiment que s’il reconnaît ce qui le dépasse, ce qui ordonnera toutes ses forces, et ce qu’il incarnera aux yeux des autres hommes.
Et certes la cause à laquelle vous avez sacrifié des jours et des jours et des années de votre vie, et jusqu’à votre santé même, cette cause est la plus noble qui soit : c’est celle de la France, de son unité, de sa souveraineté et finalement de sa grandeur, grandeur chrétienne, c’est à dire pour elle-même, pour les Français dispersés à travers la planète, jusqu’à Anjouan, mais par dessus tout pour le monde.
J’ai compris de quelle trempe vous étiez lorsque j’ai vu avec quelle constance vous entendiez servir la mémoire de Jeanne, quand vous organisiez, contre tant d’adversité, la fête nationale de Jeanne d’Arc à chaque mois de mai. Comme elle, vous saviez que le plus sûr moyen de sauver la France, de restaurer la légitimité de l’Etat et la souveraineté de la nation était de faire couronner son prince. Comme elle, vous vous employâtes à restaurer dans les coeurs le principe royal, jusqu’à Reims. Comme elle, vous avez voulu réunir autour des idées simples du Bien commun, de la Res Publica, un peuple qui sans cesse cherche à se réunir autour d’un Etat impartial.
Comme Jeanne, vous avez constamment veillé à l’unité nationale et vous le fîtes au-delà des déchirures innombrables que de malheureuses conjonctures, et finalement une providence qui fut avec vous fort sévère, vous a imposées au sortir de la guerre contre l’Allemagne puis au long de la cruelle guerre d’Algérie, et ce principe d’unité des Français, vous parvîntes à l’imposer toujours, au point même de rappeler, en retraçant dans un bel ouvrage les cinquante années d’Action Française, que celle-ci avait su jeter aux orties rancunes et rancoeurs au point d’appeler à voter Oui en 1958 lors du référendum par lequel de Gaulle proposa une nouvelle Constitution à la France, aussi imparfaite et inaccomplie que demeura cette Constitution, et tout en estimant, je vous cite, que « le régime républicain n’a pas résolu le problème des institutions françaises ».
Comme Jeanne, vous vous êtes battu jusqu’au bout, et quelquefois physiquement, tel un chevalier de son escouade, pour sauvegarder la souveraineté de la France, car vous saviez que c’était ce point majeur, la souveraineté nationale et populaire, qui, dans les terribles circonstances d’abandon que nous connaissons et qu’il faudra désormais affronter sans vous, demeure l’essentiel du combat de la France ; vous saviez que ce combat-là constituait le cœur, donc l’avenir du mouvement politique dont vous avez réussi à préserver les chances pour l’avenir, par votre lucidité, là où tant d’autres auraient failli.
Oui, Pierre, comme Jeanne, vous avez assuré le lien entre un âge d’or que vous n’avez pas connu et un autre âge d’or que vous ne connaîtrez pas. Mais cet âge d’or de la France recouvrant sa pleine souveraineté et rétablissant la légitimité incontestable de son chef, nous le connaîtrons un jour. A la fin de votre vie, vous avez assuré l’essentiel : vous avez veiller à la relève, à cette magnifique jeunesse d’Action Française qui est l’une des plus belles promesses de la France au XXIe siècle, et vous avez su assurer votre succession en désignant Thibaud Pierre, un homme jeune encore, mais déjà remarquable. Et vous avez aussi, quelques jours avant de mourir, résumé l’essentiel en donnant pour titre à votre dernier éditorial de l’Action Française cette exclamation magnifique : “Non, c’est toujours non !”. Cette phrase raisonne en nous avec toute la puissance de l’émotion qui nous étreint en ce jour tandis que nous pensons à vous et que nous vous pleurons. Soyez assuré que ce Non magnifique vibre dans nos coeurs et que, pensant à vous toujours, rien ne nous fera dévier de cet impérissable combat.
Oui, Pierre, vous fûtes comme Jeanne ; et vous voici à présent près d’elle, votre Jeanne, notre reine de France !
Paul-Marie Coûteaux,
le 16 novembre 2007
en l’Eglise de La Madeleine
vendredi 23 novembre 2007
dimanche 11 novembre 2007
L'Etat hors des facs !
Oui à l’autonomie, non à la marchandisation !
Université, reprends tes libertés !
Alors que le gouvernement actuel semble uniquement préoccupé par les intérêts particuliers des grands patrons qui ont érigé les banques en cathédrales, il met désormais les universités au service de la mondialisation libérale ! En prônant une autonomie des universités uniquement financière, les plaçant un peu plus sous la coupe des financiers.
La seule autonomie souhaitable et nécessaire est celle qui permet aux universités de retrouver leur esprit de corps et de renouer avec leur mission, en les libérant de la tutelle étatique. Avec plus de libertés dans la gestion, le choix des programmes et des recrutements. Une réelle décentralisation.Mais tout ceci restera insuffisant si les professeurs et les étudiants sont déresponsabilisés. Ils doivent prendre part à la vie universitaire afin de redonner une âme à nos facultés.
Celles-ci doivent pouvoir se particulariser à leur guise, définir leur esprit, leur style propre, leurs traditions. Introuvable à l’heure actuelle sur les campus des banlieues françaises, le retour à cette vie communautaire fera que la France aura dans quelques années des universités de renom comme l’Angleterre a Oxford et Cambridge, l’Allemagne Tübingen et Heidelberg.
Il est donc intolérable que la revalorisation impérative de nos universités soit court-circuitée par le parasitage des mafias et des féodalités politico-syndicales, qui ne font que maintenir l’ordre établi.
En tant que royalistes responsables et engagés, nous crions : L’ÉTAT HORS DES FACS !
www.afe-blog.com
Université, reprends tes libertés !
Alors que le gouvernement actuel semble uniquement préoccupé par les intérêts particuliers des grands patrons qui ont érigé les banques en cathédrales, il met désormais les universités au service de la mondialisation libérale ! En prônant une autonomie des universités uniquement financière, les plaçant un peu plus sous la coupe des financiers.
La seule autonomie souhaitable et nécessaire est celle qui permet aux universités de retrouver leur esprit de corps et de renouer avec leur mission, en les libérant de la tutelle étatique. Avec plus de libertés dans la gestion, le choix des programmes et des recrutements. Une réelle décentralisation.Mais tout ceci restera insuffisant si les professeurs et les étudiants sont déresponsabilisés. Ils doivent prendre part à la vie universitaire afin de redonner une âme à nos facultés.
Celles-ci doivent pouvoir se particulariser à leur guise, définir leur esprit, leur style propre, leurs traditions. Introuvable à l’heure actuelle sur les campus des banlieues françaises, le retour à cette vie communautaire fera que la France aura dans quelques années des universités de renom comme l’Angleterre a Oxford et Cambridge, l’Allemagne Tübingen et Heidelberg.
Il est donc intolérable que la revalorisation impérative de nos universités soit court-circuitée par le parasitage des mafias et des féodalités politico-syndicales, qui ne font que maintenir l’ordre établi.
En tant que royalistes responsables et engagés, nous crions : L’ÉTAT HORS DES FACS !
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samedi 10 novembre 2007
Pierre Pujo nous a quittés
Voici ci-dessous l’intégralité du communiqué de presse que les instances politiques de l’Action française ont fait parvenir en sa mémoire, à la presse :
Le journaliste, patron de presse et homme politique Pierre Pujo est décédé le 10 novembre 2007, à Paris, à l’âge de 77 ans.
Pierre Pujo était né le 19 novembre 1929 à Boulogne-Billancourt. Il était le fils de Maurice Pujo (1872 - 1955) qui, aux côtés de Charles Maurras (1868 - 1952) fut l’un des fondateurs de l’Action française. Elève de Science-Po sur les même bancs que Jacques Chirac, il rejoint les rangs des étudiants monarchistes. Militant pour la défense de l’Algérie française, directeur du mensuel AF Université puis de l’hebdomadaire Aspects de la France, il mène avec succès le combat pour le maintien de l’île de Mayotte au sein de la nation française à la fin des années 1970.
Pierre Pujo fut sa vie durant un soutien indéfectible des Princes de la Maison de France aujourd’hui incarnée par Henri, Comte de Paris, duc de France.
Alors que l’ensemble de la droite nationale se rapprochait du Front national, il tînt à préserver la spécificité et l’indépendance du courant royaliste français. A la fin des années 1990, il participa aux côtés du député français au Parlement européen Paul-Marie Coûteaux et du général Pierre-Marie Gallois à l’émergence du courant souverainiste en France. Lors des élections présidentielles de 2002 il apporta son soutien à la candidature de Jean-Pierre Chevènement. Jusqu’à aujourd’hui il fut le directeur du bimensuel royaliste Aspects de la France, rebaptisé L’Action française 2000.
Patriote fervent, amoureux de la France, la monarchie était à ses yeux la seule forme institutionnelle qui convient au pays.
Les obsèques de Pierre Pujo seront célébrées, à Paris, en l’église de la Madeleine, ce vendredi 16 novembre 2007, à 9h en présence des représentants de la Maison de France et de nombreuses personnalités du monde politique, médiatique et littéraire.
Thibaud Pierre,
Secrétaire Général
www.actionfrancaise.net
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Le journaliste, patron de presse et homme politique Pierre Pujo est décédé le 10 novembre 2007, à Paris, à l’âge de 77 ans.
Pierre Pujo était né le 19 novembre 1929 à Boulogne-Billancourt. Il était le fils de Maurice Pujo (1872 - 1955) qui, aux côtés de Charles Maurras (1868 - 1952) fut l’un des fondateurs de l’Action française. Elève de Science-Po sur les même bancs que Jacques Chirac, il rejoint les rangs des étudiants monarchistes. Militant pour la défense de l’Algérie française, directeur du mensuel AF Université puis de l’hebdomadaire Aspects de la France, il mène avec succès le combat pour le maintien de l’île de Mayotte au sein de la nation française à la fin des années 1970.
Pierre Pujo fut sa vie durant un soutien indéfectible des Princes de la Maison de France aujourd’hui incarnée par Henri, Comte de Paris, duc de France.
Alors que l’ensemble de la droite nationale se rapprochait du Front national, il tînt à préserver la spécificité et l’indépendance du courant royaliste français. A la fin des années 1990, il participa aux côtés du député français au Parlement européen Paul-Marie Coûteaux et du général Pierre-Marie Gallois à l’émergence du courant souverainiste en France. Lors des élections présidentielles de 2002 il apporta son soutien à la candidature de Jean-Pierre Chevènement. Jusqu’à aujourd’hui il fut le directeur du bimensuel royaliste Aspects de la France, rebaptisé L’Action française 2000.
Patriote fervent, amoureux de la France, la monarchie était à ses yeux la seule forme institutionnelle qui convient au pays.
Les obsèques de Pierre Pujo seront célébrées, à Paris, en l’église de la Madeleine, ce vendredi 16 novembre 2007, à 9h en présence des représentants de la Maison de France et de nombreuses personnalités du monde politique, médiatique et littéraire.
Thibaud Pierre,
Secrétaire Général
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