dimanche 30 décembre 2007

Guerre des fromages : France 3 pasteurise la vérité

Comment le lobby industriel laitier a obtenu la suppression d'une info mettant en cause le lait pasteurisé.

Hier soir 26 décembre, à 20h50, France3 diffusait une émission intitulée « Ces fromages qu'on assassine », sur la tentative de mise à mort des fromages au lait cru par le lobby industriel laitier. Réalisé par Jean-Charles Deniau et Alexandre Le Guienne, ce documentaire de 110 minutes mettait à nu l'offensive du groupe Lactalis, producteur des camemberts Président, Lepetit et Lanquetot, pour discréditer l'univers du lait cru. Pour la première fois, une chaîne publique osait porter à l'image, en prime time, un jour de grande audience, le débat de fond et les véritables enjeux opposant les tenants du vrai fromage et les marchands de plâtre. S'étant invité le jour de la projection privée destinée à la presse, le 5 décembre, Luc Morelon, directeur de la communication de Lactalis, faisait savoir furieux, à l'issue de la soirée, qu'il entendait bien ne pas en rester là. Chose promise, le lendemain, il contactait la régie publicitaire de France-Télévisions en faisant savoir que ledit documentaire risquait de porter préjudice aux bonnes relations entre l'annonceur Lactalis (plus de 25 millions d'euros de budget de pub annuel) et les chaînes publiques (confirmé par Le Canard Enchaîné). Il n'en fallut pas davantage pour que la direction de France-Télévisions exige des retouches. Après négociation serrée avec le producteur et les réalisateurs, quelques coupes mineures étaient acceptées.

Quelle ne fut pas la surprise des auteurs, hier soir, au moment de la diffusion, de découvrir un film amputé à la dernière minute. L'objet du litige : une phrase, prononcée par Alain Dubois, fromager professionnel, disant que, en cas de non respect des règles sanitaires, le lait pasteurisé présente plus de danger que le lait cru et que, statistiques à l'appui, les problèmes de listéria touchait plus souvent les fromages au lait pasteurisé. Info capitale, jamais démentie ni attaquée lorsqu'elle fut donnée dans d'autres médias, mais ici passée à la trappe. Explication officieuse : « Il ne faut pas faire peur aux gens ». Que la direction de France-Télévisions ait cédé montre à quel point cette vérité est gênante pour le lobby du lait pasteurisé. Comme par hasard, c'est ce qui les dérangeait le plus qui a sauté. Qu'à cela ne tienne, le DVD intégral du documentaire sera bientôt sur le marché et Marianne, qui a toujours été à la pointe de ce combat, veillera à amplifier ce que France3 a préféré taire. La guerre des fromages a de l'avenir devant elle.

Isabelle Saporta - www.marianne2.fr

Bernard, Jean-Christophe, Claude, Nicolas et les autres

Alors que les régimes spéciaux de retraite viennent en principe d’être alignés sur le régime général de la fonction publique, le secrétaire confédéral CGT chargé des questions économiques, Jean-Christophe Le Duigou, a bien de la chance : détaché à la CGT depuis de nombreuses années, et dans la dernière ligne droite avant la retraite, Le Duigou aurait en principe dû reprendre un poste dans l’administration pour pouvoir toucher une pension décente. Le secrétaire général de l’Elysée, Claude Guéant, s’est arrangé pour l’en dispenser. Le Duigou pourra donc en toute quiétude continuer à «travailler» aux côtés de Bernard Thibault, le secrétaire général de la CGT.

Le fait que Le Duigou soit membre du Siècle n’a évidemment aucun rapport avec la fleur qui lui a été faite par l’Elysée. Rappelons quand même que Le Siècle est le plus puissant «cercle d’influence» de la République. Il regroupe le gratin de la «classe dirigeante» française : hauts fonctionnaires, chefs d’entreprises, hommes politiques de la droite parlementaire et de la gauche, journalistes des médias centraux, universitaires, syndicalistes, etc...

Source : Faits & Documents n°247, 15 décembre 2007 au 15 janvier 2008

mardi 18 décembre 2007

Réforme des universités !

Aujourd'hui, la vérité est cuisante : le taux d'échec en première année d'université est de 52%, toutes filières confondues, mais avec des variables significatives selon l’origine scolaire des candidats : moins de 30% pour les titulaires d’un Bac S, et 97% pour les Bac Pro. Ainsi, ce sont 20% des étudiants qui quittent l’université sans le moindre diplôme — rapport Hetzel, 2006.

La situation est terrible donc et des mesures réelles sont nécessaires.

Le gouvernement pense créer une sorte de première année de type prépa afin de remettre tout le monde à niveau, avant d'attaquer les 2 années vers le DEUG. Certains professeurs se plaignent, il faut dire, d'avoir à déchiffrer les copies afin de savoir ce qui est écrit...
Nous pourrions en rire si cela ne nous faisait pas pleurer.

Bien sur, nous le savons bien, ceci est une nouvelle preuve de la baisse flagrante du niveau du Bac et même si cela n'est pas encore complètement avoué, la preuve en est donnée !!

Maintenant, c'est tout le cycle depuis le primaire qu'il faudrait reprendre. Depuis des années, on enlève des heures de maths et de français pour faire faire autre chose aux enfants ( des sorties multiples (et de plus en plus nombreuses...), parfois langues étrangères en primaire, code de la route...)

Allez un peu de réalisme et revenons aux fondamentaux !!

mercredi 12 décembre 2007

La "tchéka" du PCF (1941-1943)

Le PCF entretenait pendant l’Occupation une police politique - le détachement Valmy - chargée de l’assassinat des “renégats” et du châtiment des “traîtres”. Nul autre groupe d’action n’était aussi proche de la direction du Parti communiste clandestin dont il constituait le bras armé. Sur ordre de Jacques Duclos, ces “cadres spéciaux” organisèrent à Paris des attentats spectaculaires, dont celui du cinéma Rex, et exécutèrent ou tentèrent d’assassiner plusieurs dizaines de personnes. La découverte et le dépouillement d’archives totalement inédites par deux historiens passionnés mettent en lumière l’existence de cette “Guépéou” du Parti. Leurs recherches ont permis de pénétrer les rouages méconnus du PC clandestin et, pour la première fois, de suivre au quotidien les policiers des RG dans la chasse implacable qu’ils menèrent contre ceux qu’ils appelaient ” le groupe punitif communo-terroriste “. Une enquête historique qui se lit comme un roman et tord le cou à quelques épisodes légendaires de la Résistance communiste.

Jean-Marc Berlière, professeur d’histoire contemporaine à l’université de Bourgogne, et Franck Liaigre, chargé de recherches au CNRS, appartiennent tous deux à l’équipe de recherche du CESDIP (ministère de la Justice / CNRS). On leur doit la première étude scientifique sur les débuts de la lutte armée menée par le Parti communiste à l’aide des “Bataillons de la jeunesse” à l’automne 1941 (Le Sang des communistes, 2004).

Liquider les traîtres : La face cachée du PCF, 1941-1943, Franck Liaigre et Jean-Marc Berlière,Robert Laffont, 2007, 510 pages, 22€.

vendredi 23 novembre 2007

Eloge funèbre de Pierre Pujo

Messeigneurs, Mesdames,
Chers compatriotes,
Il est des hommes dont il n’est point nécessaire d’attendre la mort pour qu’éclate en pleine lumière la noblesse de leur conduite, leur fidélité à eux-mêmes, leur opiniâtreté, leur rectitude. Non, Pierre Pujo, vous à qui je m’adresse à travers vos amis innombrables qui sont désormais les gardiens de votre esprit, nous n’avions pas besoin de ce chagrin dans lequel vous nous plongez aujourd’hui pour vous reconnaître comme ce que vous étiez, un grand homme.

“Etre grand, disait Shakespeare, c’est épouser une grande querelle”. Vous fûtes grand par cette querelle et vous le fûtes aussi par la constance avec laquelle vous l’avez servie depuis l’âge de quinze ans lorsque vous avez assisté à l’arrestation de votre père, Maurice Pujo, et que vous avez décidé ce jour là qu’un autre Pujo saisirait le flambeau. C’est de ce jour sans doute que vous êtes devenu un homme, au sens où un homme ne l’est vraiment que s’il reconnaît ce qui le dépasse, ce qui ordonnera toutes ses forces, et ce qu’il incarnera aux yeux des autres hommes.

Et certes la cause à laquelle vous avez sacrifié des jours et des jours et des années de votre vie, et jusqu’à votre santé même, cette cause est la plus noble qui soit : c’est celle de la France, de son unité, de sa souveraineté et finalement de sa grandeur, grandeur chrétienne, c’est à dire pour elle-même, pour les Français dispersés à travers la planète, jusqu’à Anjouan, mais par dessus tout pour le monde.

J’ai compris de quelle trempe vous étiez lorsque j’ai vu avec quelle constance vous entendiez servir la mémoire de Jeanne, quand vous organisiez, contre tant d’adversité, la fête nationale de Jeanne d’Arc à chaque mois de mai. Comme elle, vous saviez que le plus sûr moyen de sauver la France, de restaurer la légitimité de l’Etat et la souveraineté de la nation était de faire couronner son prince. Comme elle, vous vous employâtes à restaurer dans les coeurs le principe royal, jusqu’à Reims. Comme elle, vous avez voulu réunir autour des idées simples du Bien commun, de la Res Publica, un peuple qui sans cesse cherche à se réunir autour d’un Etat impartial.

Comme Jeanne, vous avez constamment veillé à l’unité nationale et vous le fîtes au-delà des déchirures innombrables que de malheureuses conjonctures, et finalement une providence qui fut avec vous fort sévère, vous a imposées au sortir de la guerre contre l’Allemagne puis au long de la cruelle guerre d’Algérie, et ce principe d’unité des Français, vous parvîntes à l’imposer toujours, au point même de rappeler, en retraçant dans un bel ouvrage les cinquante années d’Action Française, que celle-ci avait su jeter aux orties rancunes et rancoeurs au point d’appeler à voter Oui en 1958 lors du référendum par lequel de Gaulle proposa une nouvelle Constitution à la France, aussi imparfaite et inaccomplie que demeura cette Constitution, et tout en estimant, je vous cite, que « le régime républicain n’a pas résolu le problème des institutions françaises ».

Comme Jeanne, vous vous êtes battu jusqu’au bout, et quelquefois physiquement, tel un chevalier de son escouade, pour sauvegarder la souveraineté de la France, car vous saviez que c’était ce point majeur, la souveraineté nationale et populaire, qui, dans les terribles circonstances d’abandon que nous connaissons et qu’il faudra désormais affronter sans vous, demeure l’essentiel du combat de la France ; vous saviez que ce combat-là constituait le cœur, donc l’avenir du mouvement politique dont vous avez réussi à préserver les chances pour l’avenir, par votre lucidité, là où tant d’autres auraient failli.

Oui, Pierre, comme Jeanne, vous avez assuré le lien entre un âge d’or que vous n’avez pas connu et un autre âge d’or que vous ne connaîtrez pas. Mais cet âge d’or de la France recouvrant sa pleine souveraineté et rétablissant la légitimité incontestable de son chef, nous le connaîtrons un jour. A la fin de votre vie, vous avez assuré l’essentiel : vous avez veiller à la relève, à cette magnifique jeunesse d’Action Française qui est l’une des plus belles promesses de la France au XXIe siècle, et vous avez su assurer votre succession en désignant Thibaud Pierre, un homme jeune encore, mais déjà remarquable. Et vous avez aussi, quelques jours avant de mourir, résumé l’essentiel en donnant pour titre à votre dernier éditorial de l’Action Française cette exclamation magnifique : “Non, c’est toujours non !”. Cette phrase raisonne en nous avec toute la puissance de l’émotion qui nous étreint en ce jour tandis que nous pensons à vous et que nous vous pleurons. Soyez assuré que ce Non magnifique vibre dans nos coeurs et que, pensant à vous toujours, rien ne nous fera dévier de cet impérissable combat.

Oui, Pierre, vous fûtes comme Jeanne ; et vous voici à présent près d’elle, votre Jeanne, notre reine de France !

Paul-Marie Coûteaux,

le 16 novembre 2007
en l’Eglise de La Madeleine

dimanche 11 novembre 2007

L'Etat hors des facs !

Oui à l’autonomie, non à la marchandisation !
Université, reprends tes libertés !
Alors que le gouvernement actuel semble uniquement préoccupé par les intérêts particuliers des grands patrons qui ont érigé les banques en cathédrales, il met désormais les universités au service de la mondialisation libérale ! En prônant une autonomie des universités uniquement financière, les plaçant un peu plus sous la coupe des financiers.
La seule autonomie souhaitable et nécessaire est celle qui permet aux universités de retrouver leur esprit de corps et de renouer avec leur mission, en les libérant de la tutelle étatique. Avec plus de libertés dans la gestion, le choix des programmes et des recrutements. Une réelle décentralisation.Mais tout ceci restera insuffisant si les professeurs et les étudiants sont déresponsabilisés. Ils doivent prendre part à la vie universitaire afin de redonner une âme à nos facultés.
Celles-ci doivent pouvoir se particulariser à leur guise, définir leur esprit, leur style propre, leurs traditions. Introuvable à l’heure actuelle sur les campus des banlieues françaises, le retour à cette vie communautaire fera que la France aura dans quelques années des universités de renom comme l’Angleterre a Oxford et Cambridge, l’Allemagne Tübingen et Heidelberg.
Il est donc intolérable que la revalorisation impérative de nos universités soit court-circuitée par le parasitage des mafias et des féodalités politico-syndicales, qui ne font que maintenir l’ordre établi.
En tant que royalistes responsables et engagés, nous crions : L’ÉTAT HORS DES FACS !
www.afe-blog.com

samedi 10 novembre 2007

Pierre Pujo nous a quittés

Voici ci-dessous l’intégralité du communiqué de presse que les instances politiques de l’Action française ont fait parvenir en sa mémoire, à la presse :
Le journaliste, patron de presse et homme politique Pierre Pujo est décédé le 10 novembre 2007, à Paris, à l’âge de 77 ans.
Pierre Pujo était né le 19 novembre 1929 à Boulogne-Billancourt. Il était le fils de Maurice Pujo (1872 - 1955) qui, aux côtés de Charles Maurras (1868 - 1952) fut l’un des fondateurs de l’Action française. Elève de Science-Po sur les même bancs que Jacques Chirac, il rejoint les rangs des étudiants monarchistes. Militant pour la défense de l’Algérie française, directeur du mensuel AF Université puis de l’hebdomadaire Aspects de la France, il mène avec succès le combat pour le maintien de l’île de Mayotte au sein de la nation française à la fin des années 1970.
Pierre Pujo fut sa vie durant un soutien indéfectible des Princes de la Maison de France aujourd’hui incarnée par Henri, Comte de Paris, duc de France.
Alors que l’ensemble de la droite nationale se rapprochait du Front national, il tînt à préserver la spécificité et l’indépendance du courant royaliste français. A la fin des années 1990, il participa aux côtés du député français au Parlement européen Paul-Marie Coûteaux et du général Pierre-Marie Gallois à l’émergence du courant souverainiste en France. Lors des élections présidentielles de 2002 il apporta son soutien à la candidature de Jean-Pierre Chevènement. Jusqu’à aujourd’hui il fut le directeur du bimensuel royaliste Aspects de la France, rebaptisé L’Action française 2000.
Patriote fervent, amoureux de la France, la monarchie était à ses yeux la seule forme institutionnelle qui convient au pays.
Les obsèques de Pierre Pujo seront célébrées, à Paris, en l’église de la Madeleine, ce vendredi 16 novembre 2007, à 9h en présence des représentants de la Maison de France et de nombreuses personnalités du monde politique, médiatique et littéraire.
Thibaud Pierre,
Secrétaire Général
www.actionfrancaise.net
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